Wall Street : du vert pour débuter la semaine malgré le regain de tensions en Iran
Après un WE prolongé de 3 jours...
Wall Street est bien orienté en pré-séance, les investisseurs restant optimistes quant à un accord imminent pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient, malgré de nouvelles attaques américaines contre l'Iran qui ont fait grimper les prix du pétrole. L'armée américaine a effectué des frappes sur le sud de l'Iran, ciblant des sites de lancement de missiles et des navires iraniens qui tentaient de poser des mines, tout en exprimant sa volonté de faire preuve "de retenue" dans le cadre de la trêve annoncée il y a près de sept semaines. Les autorités américaines ont qualifié ces attaques de défensives, entretenant ainsi l'espoir de négociations après que le président Donald Trump a déclaré lundi que les pourparlers "progressaient bien".
"L'optimisme reste de mise quant à la possibilité de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre", indique à 'Bloomberg' Jim Reid, responsable de la recherche et de la stratégie thématique chez Deutsche Bank. "On a le sentiment, depuis quelque temps, que le chemin vers la paix se fait par à-coups. L'action ciblée de la nuit dernière est un signal d'alarme clair : le cessez-le-feu est fragile. Il faudra donc attendre les prochains jours de négociations pour en savoir plus".
"Je suis un peu sceptique (...) On nous répète sans cesse qu'un accord est imminent, mais à quoi ?ressemblera-t-il? C'est cela qui importe vraiment. Quand le détroit d'Ormuz va-t-il rouvrir? ?Il y a beaucoup de choses que nous ignorons", ajoute Joseph Capurso, stratégiste chez Commonwealth Bank of Australia.
Sur le marché obligataire, l'écart entre les rendements US à 5 ans et à 30 ans - un indicateur très suivi de la prime exigée par les investisseurs pour les obligations à long terme - s'est resserré à 81 points de base vendredi, son plus bas niveau depuis mai 2025, avant de rebondir à environ 83 points de base à la reprise des échanges au comptant après le long week-end de l'autre côté de l'Altantique. Les investisseurs anticipent de plus en plus un resserrement de la politique monétaire de la Fed alors que la guerre en Iran a provoqué la plus forte hausse de l'inflation depuis 2023, incitant plusieurs responsables à revoir leur position. D.Trump, qui a maintes fois fait pression sur la Fed pour qu'elle baisse les taux, a déclaré vendredi souhaiter que son nouveau boss, Kevin Warsh, dirige la Banque centrale en toute indépendance.
"Le marché semble continuer d'anticiper une désescalade au Moyen-Orient, malgré quelques frappes chirurgicales ponctuelles des États-Unis", souligne Chris Turner, responsable de la stratégie de change chez ING. "Les marchés boursiers mondiaux poursuivent leur progression, même si le dollar reste bien soutenu. Cela pourrait s'expliquer par l'idée, de plus en plus répandue, que la Fed adoptera temporairement une position plus restrictive pour endiguer ce choc inflationniste".
Du côté des indicateurs économiques du jour, l'Indice de confiance des consommateurs du Conference Board (16H) pour le mois de mai et l'indice régional de la Fed de Chicago (14h30) seront à suivre mais la grosse journée est prévue jeudi avec la deuxième estimation du PIB du premier trimestre, les revenus et dépenses des ménages du mois d'avril ainsi que le très important indice des prix PCE rattaché, sans oublier les ventes de logements neufs d'avril et les commandes de biens durables du même mois.
Dans l'agenda micro de la semaine, les résultats d'AutoZone (mardi), de Marvell Technology, Salesforce et Snowflake (mercredi) seront à surveiller avant ceux de Costco Wholesale, Dell Technologie et Autodesk (jeudi).
Sur le marché pétrolier, les deux références mondiales évoluent en ordre dispersé après les dernières attaques américaines en Iran. Le WTI (contrat juillet) recule de plus de 4% à 92,5$, tandis que le baril de Brent prend 3% à 99$. L'indice dollar recule de 0,1% face à un panier de devises de référence et le bitcoin redonne 0,6% à 76.720$.
Les valeurs
* Ferrari abandonne plus de 2% en pré-séance à New York après la présentation lundi soir de sa première voiture entièrement électrique. La 'Luce', nouveau modèle quatre portes, dont le nom signifie "lumière" en italien, a été développé avec la participation de l'ancien directeur du design d'Apple, Jony Ive, et de son collectif LoveFrom. La Luce constitue également une première pour Ferrari avec une configuration cinq places, pensée pour une clientèle familiale très aisée à la recherche d'un véhicule alliant confort, technologie et prestations haut de gamme. Affichée à partir de 550.000 euros, la Luce sera livrée à partir du quatrième trimestre 2026. Le modèle dispose notamment d'un coffre de 600 litres, de sièges spacieux et d'un habitacle mêlant cuir, verre et aluminium anodisé. Ferrari a également choisi de conserver plusieurs commandes physiques, à rebours de l'approche entièrement tactile popularisée par Tesla et certains constructeurs chinois spécialisés dans les véhicules électriques.
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