Fed : Kevin Warsh, la fleur au fusil
Le nouveau patron de la banque centrale américaine maintient le cap
Le nouveau président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, successeur de Jerome Powell, a répété ce mercredi qu'il n'allait pas offrir de 'forward guidance' en ce qui concerne la politique des taux à venir, marquant un changement de mode de communication de la banque centrale des États-Unis. Warsh intervient aujourd'hui dans le cadre de sa participation à une conférence économique de premier plan au Portugal, le symposium de la BCE à Sintra. Le nouveau timonier de la Fed s'est évidemment refusé à préciser quelle pourrait être la décision monétaire de la banque centrale lors de sa prochaine réunion, alors que les marchés misent sur un statu quo.
Kevin Warsh a souligné aujourd'hui que la banque centrale américaine allait rester indépendante. Il a aussi exprimé sa préoccupation relative à l'inflation, déclarant que si qui que ce soit pensait que la Fed serait heureuse avec une inflation de plus de 2%, il allait être déçu. Warsh note cependant que les risques liés à l'inflation ont reculé, même si les prix demeurent trop élevés. Le dirigeant de la Fed a aussi estimé, à propos de la question de l'impact de l'IA sur le marché du travail, que les emplois allaient être plus nombreux et que la prospérité serait plus forte. Il ne doute pas que les États-Unis seront l'un des grands gagnants dans l'IA et ajoute que nous ne nous trouvons que dans la première ou la deuxième phase de cette révolution. Warsh souhaite par ailleurs toujours constituer des 'task forces' de politique monétaire, dont les leaders pourraient être connus prochainement. Il demandera "les meilleures intelligences" dans et hors des États-Unis.
Selon l'outil CME FedWatch, la probabilité d'une hausse de taux d'un quart de point le 29 juillet, à l'issue de la prochaine réunion monétaire, atteint 33,7%, contre 66,3% de 'proba' de statu quo. Le même outil montre une hypothèse dominante à 3,75-4% pour les fed funds en fin d'année, soit une hausse d'un quart de point (probabilité de près de 40%). La probabilité d'une hausse d'un demi-point d'ici la fin de l'année ressort à 31,5% selon le même baromètre.
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