Vers un nouveau cycle haussier
Le CAC40 cash a clôturé la séance en hausse de 1,83% à 8350,87 points dans un volume de 5,310 MD€ et sur la semaine en hausse de 1,61%.
La Bourse de Paris a achevé la semaine dans un climat nettement plus constructif, portée par un regain d’appétit pour le risque favorisé par l’émergence de nouvelles perspectives de désescalade géopolitique. Les investisseurs ont accueilli favorablement la réactivation des canaux diplomatiques, y voyant un facteur susceptible d’atténuer les tensions qui ont récemment pesé sur la visibilité économique mondiale. Cette amélioration du sentiment de marché s’est traduite par une détente marquée sur les marchés énergétiques, le recul des cours du pétrole contribuant à réduire les craintes liées à l’inflation et à l’activité économique. Les opérateurs demeurent néanmoins prudents, conscients que les avancées diplomatiques devront désormais se concrétiser pour s’inscrire durablement dans les anticipations. Enfin, les investisseurs ont porté une attention particulière à l’introduction en Bourse de SpaceX au Nasdaq, attendue en séance cet après-midi. Présentée comme l’une des opérations les plus importantes de l’histoire des marchés financiers, cette cotation constitue un véritable test de l’appétit des investisseurs pour les valeurs de croissance et de leur capacité à absorber une opération de cette ampleur.
Sur le future Juin
Les résistances sont : 8600 et 8846 voire 9250.
Les supports sont : 8300 puis 8250 et 8203,5 voire 8178 puis 8144,5 et 8106,5 voire 8051 puis 8020,5 et 7973 voire La zone 7925/7902,5 puis 7862 et 7830 voire 7790,5 puis 7726 et 7640,5 voire la zone 7480/7451 et 7348,5 puis 7296 voire 6964.
En intraday, la tendance est haussière au-dessus de 8300.
Graphiquement, le Future CAC 40 (cf. graphique en données 14 heures) a finalement validé le franchissement de la borne supérieure de la vaste phase de consolidation comprise entre 7 862 et 8 300 points, au sein de laquelle l’indice évoluait depuis le début du mois d’avril. Parallèlement, le marché a confirmé son maintien au-dessus de la partie haute du triangle symétrique en effectuant un throwback maîtrisé sur cette ancienne oblique de résistance désormais convertie en support. Dans le même temps, la borne inférieure du canal haussier de long terme a parfaitement contenu les velléités de repli, renforçant ainsi la portée constructive de la configuration technique. La convergence de ces éléments témoigne de la robustesse de la dynamique sous-jacente et accrédite le scénario d’une reprise haussière en voie de structuration. Dans ce contexte, les objectifs théoriques ressortent à 8 730 points dans un premier temps, puis à 8 805 points en extension. Ces cibles sont obtenues par report des amplitudes respectives du trading range et du triangle symétrique récemment débordés.
À l’inverse, une réintégration en clôture de l’ancienne zone de consolidation remettrait en cause la validité de la récente sortie haussière. Ce scénario serait confirmé en cas de rupture du seuil des 8 250 points, ouvrant alors la voie à un retour vers la borne inférieure du canal haussier, située aux alentours de 8 110 points, voire vers la zone de l’apex du triangle symétrique. Tant que le seuil des 7 862 points est préservé en clôture, le biais de court terme demeure neutre. En revanche, une rupture de ce niveau déclencherait une accélération baissière en direction de la cible issue de la vague de Wolfe, localisée dans la zone de support comprise entre 7 480 et 7 451 points. Pour rappel, la ligne de cou de la figure en triple sommet demeure positionnée à 6 964 points. La rupture de ce seuil technique majeur validerait définitivement cette structure de retournement de grande ampleur et serait susceptible d'engendrer un mouvement de dégagement particulièrement marqué, dont le potentiel théorique excéderait les 1 000 points de baisse.
Pour l’heure, nous conservons une exposition pleinement investie au sein des portefeuilles Dynamique et Investisseur afin d’accompagner la reprise actuellement à l’œuvre sur les marchés. Nous restons toutefois particulièrement vigilants et prêts à procéder à des prises de bénéfices si les conditions de marché venaient à se dégrader. Dans un environnement où les risques géopolitiques demeurent élevés et loin d’être totalement dissipés, l’émergence d’un catalyseur défavorable non intégré par les investisseurs pourrait rapidement raviver la volatilité et remettre en cause la dynamique en cours.
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