Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
7 981.76 PTS
-0.07 %
7 960.5
-0.24 %
SBF 120 PTS
6 069.24
-0.1 %
DAX PTS
24 400.65
+0.38 %
Dow Jones PTS
49 363.88
-0.65 %
28 818.84
-0.61 %
1.160
-0.09 %

Japon: l'économie résiste, mais l'impact de la guerre au Moyen-Orient menace

| AFP | 156 | Aucun vote sur cette news
L'économie japonaise a résisté au premier trimestre 2026, avec une croissance de 0,5%, mais l'inflation entraînée par la guerre au Moyen-Orient complique l'équation pour Tokyo
L'économie japonaise a résisté au premier trimestre 2026, avec une croissance de 0,5%, mais l'inflation entraînée par la guerre au Moyen-Orient complique l'équation pour Tokyo ( Kazuhiro NOGI / AFP )

L'économie japonaise a résisté au premier trimestre 2026, avec une croissance de 0,5%, mais l'inflation entraînée par la guerre au Moyen-Orient complique l'équation pour Tokyo, confronté à une envolée de ses rendements obligataires et qui réfléchit à un budget supplémentaire.

Le Produit intérieur brut (PIB) de la quatrième économie mondiale, stimulé par des exportations solides et des mesures de relance, a grimpé de 0,5% sur janvier-mars par rapport au trimestre précédent, selon des chiffres officiels publiés mardi.

C'est une légère accélération après la performance de 0,2% au dernier trimestre de 2025, et supérieur aux anticipations des analystes sondés par l'agence Bloomberg, qui tablaient sur une croissance de 0,4%.

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi le 8 mai 2026 à Tokyo
La Première ministre japonaise Sanae Takaichi le 8 mai 2026 à Tokyo ( Kazuhiro NOGI / AFP/Archives )

Le plan de relance substantiel de 117 milliards d'euros adopté fin 2025 par le gouvernement de la Première ministre Sanae Takaichi pour modérer les effets d'une inflation tenace a continué de soutenir l'activité et les dépenses.

Autre facteur favorable: le commerce extérieur a amorcé une reprise sous l'effet de l'accroissement des exportations vers l'Asie et le redressement des ventes automobiles vers les Etats-Unis.

Pour autant, la guerre au Moyen-Orient assombrit sérieusement l'horizon pour l'économie nippone, très dépendante des hydrocarbures du Golfe et soumise à une aggravation des tensions inflationnistes.

L'inflation accélère

Le conflit paralyse depuis fin février la circulation dans le détroit d'Ormuz, contribuant à faire flamber les cours du pétrole brut, une envolée qui menace de se répercuter sur les prix alimentaires.

L'inflation au Japon a déjà accéléré sensiblement en mars à 1,8% sur un an (hors produits frais), et le moral des consommateurs dans l'archipel s'effrite.

Surtout, la banque centrale (BoJ) a fortement relevé fin avril ses prévisions d'inflation, à 2,8% pour l'exercice fiscal en cours, en raison de l'impact du conflit. Cela pourrait l'inciter à relever ses taux dès juin.

Le principal porte-parole du gouvernement Minoru Kihara à Tokyo le 8 mai 2026
Le principal porte-parole du gouvernement Minoru Kihara à Tokyo le 8 mai 2026 ( Kazuhiro NOGI / AFP/Archives )

"Compte tenu de l'incertitude persistante entourant la situation au Moyen-Orient, il est important de surveiller de près l'évolution des prix et leur impact sur l'économie", a déclaré mardi aux journalistes le principal porte-parole du gouvernement, Minoru Kihara, ajoutant que Mme Takaichi avait chargé la ministre des Finances d'étudier des mesures visant à minimiser les risques.

Les tensions sur les approvisionnements en pétrole (le Japon dépend à 95% du Moyen-Orient pour ses importations de brut), mais aussi d'autres matières premières comme le naphta - indispensable pour l'industrie chimique - ou l'aluminium - essentiel aux constructeurs automobiles - risquent de ralentir la production japonaise... Et de miner la croissance.

Marcel Thieliant, de Capital Economics, a prévenu que le conflit au Moyen-Orient risquait de peser sur les indicateurs économiques à venir.

"L'économie japonaise a abordé la guerre avec l'Iran sur une trajectoire solide, mais nous pensons que la croissance du PIB va s'arrêter net ce trimestre et le suivant", a-t-il écrit dans une note.

Le Japon s'efforce de freiner la hausse des prix du pétrole par le biais de subventions publiques, mais le pays devrait ressentir de plein fouet l'impact de la flambée des prix de l'énergie dans les mois à venir, a souligné M. Thieliant.

Dans l'immédiat, les perspectives de resserrement monétaire, à la suite des inquiétudes sur la politique budgétaire de Sanae Takaichi, ont contribué à faire bondir ces derniers jours les rendements des obligations d'Etat japonaises.

Tokyo est également soupçonné d'avoir dépensé des dizaines de milliards de dollars sur le marché des changes pour soutenir la valeur du yen, qui s'est déprécié ces derniers mois sur fond d'incertitude mondiale et d'écart entre taux d'intérêt américains et japonais.

C'est dans ce contexte que Mme Takaichi a annoncé lundi envisager d'élaborer un nouveau budget supplémentaire dans le but de préserver la croissance en soutenant à nouveau les consommateurs face au renchérissement des prix, de l'énergie à l'alimentaire.

"A partir du deuxième trimestre, le resserrement de l'offre pétrolière pèsera sur les exportations et la consommation, ralentissant ainsi la croissance", prévient Taro Kimura, analyste de Bloomberg Economics.

Mais "la banque centrale attendra probablement que l'incertitude liée à la guerre en Iran se dissipe et qu'un signal politique émane de Sanae Takaichi - favorable aux mesures de relance - avant de passer" au durcissement monétaire, prédit-il.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
Actions les plus vues

Classement des actions les plus vues, pour la période du mercredi 13 mai 2026 au mardi 19 mai 2026, des marchés Euronext Paris, Bruxelles, Amsterdam, Growth Paris, NASDAQ et NYSE sur le site et l'application Bourse Direct.

SUR LE MÊME SUJET
Publié le 13/05/2026

Kevin Warsh, candidat à la présidence de la Réserve fédérale américaine, lors d'une audition de la commission bancaire du Sénat sur sa nomination au Capitole, le 21 avril 2026 à Washington…

Publié le 13/05/2026

L'inflation en avril est supérieure à la prévision de l'Insee pour mai (2,1%) ( Lionel BONAVENTURE / AFP/Archives )Les prix à la consommation ont augmenté de 2,2% sur un an au mois d'avril,…

Publié le 12/05/2026

Station-essence Shell à Houston, au Texas, le 29 avril 2026 ( RONALDO SCHEMIDT / AFP )L'inflation déraille une nouvelle fois aux Etats-Unis: elle n'avait plus été aussi élevée depuis près…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/05/2026

La Bourse de New York a terminé sur une note prudente, le haut niveau des prix du pétrole et du coût de la dette obligataire maintenant les indices sous pression, en l’absence de soutien des…

Publié le 19/05/2026

Retour d'Assemblée générale..

Publié le 19/05/2026

(Zonebourse.com) - Michael O'Leary juge que l'Europe a assez diversifié ses approvisionnements pour éviter des annulations massives cet été, mais prévient que plusieurs compagnies pourraient…

Publié le 19/05/2026

Votre rendez-vous quotidien avec les petites et moyennes capitalisations ! Chaque jour, retrouvez l’analyse d’Eric Lewin sur les valeurs Small & Mid Caps du moment qui font l’actualité.

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes.

Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

WEBINAIRE

Réduire ses impôts :
comment faire concrètement ?

Découvrez les différents leviers fiscaux que vous pouvez activer