Kering : nouvelle grosse déception !
L'action chute !
Kering fait clairement partie des grosses déceptions du jour avec un titre qui dévisse de 11,3% à 189,4 euros. Le géant du luxe a dévoilé hier soir un chiffre d'affaires de 3,345 milliards d'euros au troisième trimestre, stable en données publiées et en baisse de 1% en données comparables. Les ventes de Gucci, qui représentent environ la moitié du résultat opérationnel du groupe, se sont établies à 1,29 milliard d'euros, en baisse de 4% en données publiées et de 6% en données comparables, contre -3,29% de consensus.
La Deutsche Bank ('conserver') explique que "le redressement de Kering reste complexe, Gucci n'ayant pas encore montré de signes convaincants de stabilisation". Le courtier ajoute que le chiffre d'affaires, inférieur aux attentes, s'explique par une base de comparaison plus exigeante ainsi que par le calendrier de lancement des collections en septembre. Selon lui, les investisseurs se concentreront sur la décélération séquentielle chez Gucci, le ralentissement de la croissance en Amérique du Nord et la faiblesse persistante en Chine.
AlphaValue/Baader ('renforcer') note que les ventes de Kering ont ralenti, conformément aux attentes du consensus. "La performance reflète le calendrier de déploiement des collections, des bases de comparaison plus difficiles chez Gucci et une baisse de la fréquentation sur les principaux marchés", selon l'analyste. Il ajoute que la Chine continentale reste le principal frein, tandis que la croissance liée à la clientèle américaine, bien que toujours positive, a ralenti. Enfin, il souligne que la direction a révisé ses prévisions initiales : elle ne s'attend plus à ce que la marge du second semestre soit supérieure à celle du premier.
Selon JP Morgan, les performances de Gucci ont été affectées par le contexte général, par un nombre réduit de lancements de nouveaux produits au cours du trimestre et par des comparaisons plus difficiles. "Compte tenu du recul enregistré par Gucci au cours du trimestre, rien n'indique pour l'instant que l'accélération du renouvellement de la gamme soit en train de marquer un tournant", affirme le courtier dans une note. "Des progrès sont réalisés (...) mais la demande globale s'est détériorée au troisième trimestre", souligne pour sa part Jefferies.
Luca de Meo, vétéran de l'industrie automobile qui a pris les rênes du groupe l'an dernier, tente de redresser Kering à travers un plan stratégique sur cinq ans visant à doubler sa marge opérationnelle. Mais les tensions au Moyen-Orient, la faiblesse de la demande en Chine et le ralentissement de la dynamique de consommation aux États-Unis compliquent la réalisation de cet objectif. Le dirigeant vise à doubler la marge opérationnelle de Kering d'ici à la fin de la décennie, à partir d'un niveau de 11,1% en 2025, grâce à des réductions de coûts, à de nouvelles fermetures de magasins et à une rationalisation de la chaîne d'approvisionnement.
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