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Taux : inflation US et contexte géopolitique pèsent lourd

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Taux : inflation US et contexte géopolitique pèsent lourd
Credits  ShutterStock.com

(Zonebourse.com) - Wall Street corrige lourdement, le VIX atteint les 19, le marché redevient nerveux et volatil... mais cela ne se traduit pas par un réflexe de "flight to safe haven", c'est à dire les emprunts d'état. Car une force adverse compense le "risk-off" : c'est l'anticipation d'une inflation plus sévère que prévu, et de facto, le risque de voir la FED et d'autres banques centrales relever leurs taux directeurs.

Au bout de 7 semaines de disruption des approvisionnements pétroliers, avec un baril de nouveau installé au-dessus des 100$ pour le "WTI" (101,5$) et des 107,5$ pour le "Brent", l'hypothèse d'une poussée d'inflation "transitoire" ne sera plus prise au sérieux.

Si le détroit d'Ormuz devait réouvrir d'ici mi-juin (dans la meilleure hypothèse), le prix du pétrole retombera difficilement sous 90$, compte tenu de 5 millions de capacité de production qui ont disparu avec la guerre (pas seulement celle qui est en "pause" dans le Golfe, mais également entre Russie et Ukraine, et là, pas de "pause"), alors que les Etats Unis, l'Europe, et tous les pays d'Asie tenteront, tous en même temps, de reconstituer leurs réserves stratégiques.

Sans surprise, la hausse du pétrole et de ses dérivés alimente la hausse des prix à la consommation aux Etats-Unis : ils ont accéléré un peu plus que prévu le mois dernier, atteignant un rythme annuel de 3,8%, alors que les économistes attendaient un taux de 3,7% après celui de 3,3% observé en mars.
Cela aurait été bien pire si les US et l'UE ne puisaient pas dans leurs stocks à un rythme jamais observé depuis...1973.

"L'inflation totale se trouve à son plus haut niveau depuis mai 2023", souligne Bastien Drut, responsable stratégie et analyse chez CPRAM, expliquant qu'environ les deux tiers de la hausse de l'inflation sur le mois proviennent de la composante "énergie".

Cela maintenant plus de cinq ans que l'inflation est au-dessus de la cible de la Fed ( 29% cumulé, face à des salaires qui ont augmenté de 26% en moyenne aux Etats Unis) : il y aura certainement une majorité de voix au sein du FOMC -qui sera présidé par Kevin Warsh- pour réclamer l'abandon du "biais accommodant" et possiblement une hausse de taux (31% de consensus pour au moins une hausse d'ici fin 2026).

L'inflation sous-jacente ("core") est au plus haut depuis septembre :

En données sous-jacentes (hors énergie et produits alimentaires), le taux d'inflation annuel s'est établi à 2,8%, retrouvant ainsi son plus haut niveau depuis septembre dernier, contre 2,6% en mars, alors que le consensus était de 2,7%.

En rythme séquentiel, la hausse des prix à la consommation s'est établie à 0,6% en données totales et à 0,4% en données sous-jacentes en avril, ce dernier chiffre ayant légèrement surpris, selon Josh Jamner, chez ClearBridge Investments.

"Cette évolution porte l'accélération de l'inflation sur deux mois à 1,5%, soit son niveau le plus élevé depuis 2022 et une lecture figurant parmi les plus élevées observées depuis le milieu des années 1970", constate cet analyste.

Ce dernier note que la hausse des coûts du logement ( 0,6%) a également contribué à la progression enregistrée ce mois-ci, et que l'IPC dit "supercore", correspondant aux services hors logement dans l'IPC de base, a progressé de 0,45% en avril.

Mais sur 1 an, beaucoup de hausse de prix sont spectaculaires :

-produits énergétiques (pétrole, gaz) : 29,2 %
-essence : 28,4 %
-tarifs aériens/billets d'avions : 20,7% (kérosène 180%)
-énergie (distribution/utilities): 17,9%
-électricité : 6,1%
-fruits et légumes : 6,1%
-services hospitaliers : 5,5%
-réparations automobiles : 5,1%

Compte tenu du poids relatif pondéré de ces dépenses dans le budget des ménages américains, un score de 3,8% sur 1 an semble complètement anodin en regard de "l'inflation ressentie" (mais qui mord très fort dans le pouvoir d'achat réel).

Les investisseurs ne s'y trompent pass : le T-Bond à "10 ans" se tend de 4,5Pts vers 4,458% (généralement, quand le "10 ans" tutoie 4,5%, Trump fait une "annonce"), le "30 ans" de 3Pts vers 5,017%, le "2 ans" de 5Pts vers 3,997%, pour ne pas dire 4%.

Le risque inflationniste s'impose sur l'ensemble des continents : cela se dégrade fortement pour nos OAT avec 8Pts à 3,744%, les Bunds rajoutent 6,3Pts à 3,106% (pire score de l'année), les BTP italiens flambent de 9,7Pts vers 3,880% et les Bonos espagnols rajoutent 7,3Pts à 3,5400%.
Mais sans surprise, ce sont les "Gilts" qui plongent le plus lourdement avec un rendement qui bondit symétriquement de 11Pts vers 5,112% alors que Keir Starmer fait face aux premières défections (démissions) dans son gouvernement après la déroute électorale de jeudi dernier.

Enfin, au Japon, le "10 ans" bat un nouveau record de 29 ans (juin 1997) à 2,546% (et 2,565% en séance), soit 3,5Pts, le "40 ans" flambe de 6Pts à 4,088%, et même 4,1380% en séance, ce qui constitue tout simplement son record absolu.

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source : AOF

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