Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
8 052.25 PTS
+1.13 %
8 063.5
+1.18 %
SBF 120 PTS
6 104.90
+1.19 %
DAX PTS
23 336.02
+0.72 %
Dow Jones PTS
46 669.88
+0.36 %
24 192.17
+0.61 %
1.156
+0.16 %

Un Cambodgien expulsé des Etats-Unis raconte la "misère" de la prison en Eswatini

| AFP | 108 | Aucun vote sur cette news
Le Cambodgien Pheap Rom sur la terrasse d'un restaurant à Phnom Penh, le 30 mars 2026
Le Cambodgien Pheap Rom sur la terrasse d'un restaurant à Phnom Penh, le 30 mars 2026 ( TANG CHHIN Sothy / AFP )

Un Cambodgien, expulsé par les Etats-Unis en Eswatini dans le cadre d'un programme américain visant à transférer des migrants illégaux vers un pays tiers, a raconté à l'AFP la "misère" des conditions de détention dans ce pays d'Afrique australe.

Longtemps installé aux Etats-Unis où il vivait depuis 1985, Pheap Rom fait partie des 20 hommes expulsés en Eswatini (ex-Swaziland) par l'administration du président américain Donald Trump, un dispositif contesté devant les tribunaux et décrit par les défenseurs des droits comme relevant d’une forme de "traite d'êtres humains".

Enchaîné et escorté dans un avion par les autorités américaines, il a atterri dans le petit royaume africain en octobre, où il a été accueilli sur le tarmac par un groupe de "militaires armés, cagoulés", affirme à l'AFP cet homme de 43 ans.

"Je ne savais pas ce qu'il allait se passer", dit-il dans un entretien avec l'AFP à Phnom Penh, où il a été rapatrié en mars. "Je ne comprenais pas pourquoi j'étais expulsé en Afrique puisque je suis cambodgien."

L'ONG Human Rights Watch a estimé en septembre que ces expulsions dans le cadre "d'accords opaques" violaient le droit international et devaient être rejetées.

Des avocats en Eswatini ont à plusieurs reprises alerté sur le fait que l'accès aux personnes expulsées par les Etats-Unis leur était systématiquement refusé et que ces dernières étaient détenues sans qu'aucune charge ne pèse contre elles.

L'Eswatini, dernière monarchie absolue en Afrique, fait partie des quelques "pays tiers" acceptant des migrants expulsés par les Etats-Unis. Le pays s'est engagé à accueillir à terme 160 personnes jugées indésirables par l'administration Trump contre 5,1 millions de dollars (4,4 millions d'euros).

Pheap Rom est le deuxième expulsé des Etats-Unis en Eswatini à être rapatrié dans son pays d'origine, après un Jamaïcain en 2025.

Pas d'avocat en prison

Il avait purgé une peine de 15 ans de prison aux Etats-Unis, après avoir plaidé coupable de tentative de meurtre lors d'une dispute de voisinage à Philadelphie.

"Je sais que ce que j'ai fait était mal", reconnaît-il, et "j'ai accepté ma punition".

Le Cambodgien Pheap Rom sur la terrasse d'un restaurant à Phnom Penh, le 30 mars 2026
Le Cambodgien Pheap Rom sur la terrasse d'un restaurant à Phnom Penh, le 30 mars 2026 ( TANG CHHIN Sothy / AFP )

Le Cambodgien a été arrêté par les autorités américaines de l'immigration après sa libération de prison en novembre 2024.

Mais l'arrivée en Eswatini était pour lui comme un retour à son incarcération. Selon lui, ses gardiens ignoraient qu'il avait déjà purgé sa peine.

Au centre de détention Matsapha en Eswatini, ses codétenus et lui ont "connu la misère", avec une seule sortie de 15 minutes par jour et un seul appel téléphonique par semaine autorisé.

"Nous avions un avocat qui était prêt à venir nous parler, mais ils ne le laissaient pas entrer", assure-t-il, ce que les avocats confirment dans le pays africain.

Selon le gouvernement du pays au contraire, les détenus étaient "entre de bonnes mains", recevant notamment des soins de santé.

L'essentiel de la campagne d'expulsions de M. Trump a été menée par les services de l'immigration et des douanes des Etats-Unis (ICE), critiqués pour leurs méthodes brutales. L'ICE n'a pas répondu à une demande de commentaire concernant le cas de Pheap Rom.

En juillet, lorsque les premiers expulsés ont été envoyés en Eswatini, une porte-parole du département américain de la Sécurité intérieure a déclaré sur les réseaux sociaux qu'ils étaient "si exceptionnellement barbares que leurs pays d'origine refusaient de les reprendre".

Chann Rotana, porte-parole du ministère des Affaires étrangères cambodgien, a lui assuré à l'AFP que les Etats-Unis avaient déjà par le passé, sans aucun problème, renvoyé des Cambodgiens directement dans le pays.

Aujourd'hui installé dans la capitale du Cambodge après avoir passé plus d'un tiers de sa vie en prison, Pheap Rom affirme qu'il est encore "en train de s'habituer à la liberté".

Et il se dit prêt à "se créer de nouveaux souvenirs ici, parce que c'est (sa) seconde chance dans la vie".

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
Actions les plus vues

Classement des actions les plus vues, pour la période du mardi 31 mars 2026 au lundi 06 avril 2026, des marchés Euronext Paris, Bruxelles, Amsterdam, Growth Paris, NASDAQ et NYSE sur le site et l'application Bourse Direct.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 07/04/2026

Ce matin, Tokyo a +0,04%, Shanghai 0,16% et Hong Kong -0,70%

Publié le 07/04/2026

Le baril de Brent revient autour de 108 dollars.

Publié le 07/04/2026

(Zonebourse.com) - Colruyt s'affaisse d'un peu plus de 4% à Bruxelles, sous le poids d'une dégradation de recommandation chez UBS de "achat" à "neutre", avec un objectif de cours abaissé de 47 à…

Publié le 07/04/2026

L’Indice EuroStoxx 50 qui regroupe les 50 entreprises les plus importantes et les plus liquides de la zone euro. Il est géré par STOXX Ltd, une entité fondée en 1997 et adossée à Deutsche…

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes.

Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

30 ans à vos côtés

300€ de frais de courtage offerts*

Pour l’ouverture ou le transfert d’un compte PEA, ou CTO avant le 20/04/26.

*Voir conditions