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Carburants: le gouvernement annonce des aides "ciblées" pour près de 70 millions d'euros

| AFP | 685 | Aucun vote sur cette news
La porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon, lors de la présentation du plan d'aide aux secteurs économiques les plus touchés par la crise énergétique, le 27 mars 2026 au ministère des Finances de Bercy à Paris
La porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon, lors de la présentation du plan d'aide aux secteurs économiques les plus touchés par la crise énergétique, le 27 mars 2026 au ministère des Finances de Bercy à Paris ( Ludovic MARIN / AFP )

Le gouvernement a annoncé vendredi un plan d'aide de près de 70 millions d'euros, ciblé et limité au mois d'avril, pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants: la pêche, l'agriculture ou les transports.

"Aider les secteurs économiques, c'est aider les Français qui travaillent", a assuré la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon, en présentant ces mesures à Bercy.

Le secteur du transport aura la part du lion avec un coup de pouce à hauteur de 50 millions d'euros pour les TPE et PME, qui recevront l'équivalent de 20 centimes d'euros par litre de carburant.

L'aide forfaitaire par véhicule est destinée à renflouer la trésorerie des sociétés "justifiant de difficultés économiques majeures", a insisté le ministre des Transports Philippe Tabarot.

Le gouvernement était sous pression, plusieurs organisations de transporteurs routiers s'organisant déjà pour manifester leur mécontentement par des actions régionales à partir de ce weekend.

"Les annonces gouvernementales ne sont ni à la hauteur, ni opérationnelles", a réagi Florence Berthelot, déléguée générale de la FNTR, plus ancienne organisation de routiers, dénonçant "une usine à gaz".

L'Union des entreprises de transport et de logistique (TLF) a regretté une "nouvelle politique du chèque" qui n'apporte qu'une "réponse strictement conjoncturelle".

Les pêcheurs français bénéficieront pour leur part d'une aide équivalent à "20 centimes par litre" de gazole marin en avril, via un remboursement sur présentation des factures de carburant, pour "permettre aux navires de continuer à sortir en mer", a indiqué la ministre de la Mer et de la Pêche Catherine Chabaud.

Le coût total pour un mois de cette mesure est estimé à cinq millions d'euros.

C'est "un premier signal positif" et "une bouffée d'oxygène pour une partie de la flotte", ont commenté l’Association nationale des organisations de producteurs (ANOP) et l'Union des armateurs à la pêche de France (UAPF).

Le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) a salué "une avancée essentielle" mais regretté que malgré cette aide, partir en mer revient toujours "pour de nombreux navires, à travailler à perte".

"Des miettes"-

Pour les agriculteurs, le gouvernement annonce une exonération du droit d'accise sur le gazole non routier (GNR) utilisé dans les tracteurs, pour un coût estimé à 14 millions d'euros. Ce qui correspondra à une baisse de "quatre centimes d'euros par litre", selon une source gouvernementale.

"Donner à peine quatre centimes alors qu'on a eu une hausse de plus de 60 centimes par litre de GNR... c'est des miettes. Si j'étais moins poli, je dirais que c'est du foutage de gueule", a déclaré Luc Smessaert, un des vice-présidents de la FNSEA sur RTL.

Il a promis "des actions" si les agriculteurs n'étaient pas entendus.

En revanche, pas encore d'annonce vendredi soir à destination des gros rouleurs, tels que les infirmières libérales qui doivent faire la tournée de leurs patients à la campagne ou en montagne, alors que le gouvernement avait laissé entendre qu'elles étaient sur la table.

Le ministre de l'Economie et des Finances, Roland Lescure (c), lors de la présentation du plan d'aide aux secteurs économiques les plus touchés par la crise énergétique, le 27 mars 2026 au ministère des Finances de Bercy à Paris
Le ministre de l'Economie et des Finances, Roland Lescure (c), lors de la présentation du plan d'aide aux secteurs économiques les plus touchés par la crise énergétique, le 27 mars 2026 au ministère des Finances de Bercy à Paris ( Ludovic MARIN / AFP )

"On ne se ferme pas de porte pour l'avenir", a simplement dit Maud Bregeon.

"Les annonces du gouvernement de Sébastien Lecornu ne répondent pas à l'urgence pour celles et ceux qui sont heurtés de plein fouet par notre dépendance aux énergies fossiles", a déploré Pierre Leflaive, du Réseau action climat (RAC), qui regroupe de nombreuses ONG.

Le gouvernement dévoilera aussi dès la semaine prochaine les premières mesures de son plan d'électrification de l'économie destiné à réduire la dépendance aux énergies fossiles dont les prix flambent en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Il ambitionne de faire passer de 60 à 40% d'ici 2030 la dépendance de la France aux énergies fossiles importées, grâce à l'électrification des transports avec les voitures électriques ou du bâtiment avec les pompes à chaleur.

- "Pilotage"

Sur les mesures ciblées, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait auparavant prévenu qu'il s'agirait d'aides "mensuellement renouvelables, mais avec un pilotage très fin", rappelant l'objectif de maîtrise des finances publiques "quoi qu'il arrive".

Le Premier ministre Sébastien Lecornu quitte le ministère des Finances de Bercy après une réunion ministérielle consacrée aux finances publiques, le 27 mars 2026 à Paris
Le Premier ministre Sébastien Lecornu quitte le ministère des Finances de Bercy après une réunion ministérielle consacrée aux finances publiques, le 27 mars 2026 à Paris ( Ludovic MARIN / AFP )

Le déficit public français a baissé plus qu'attendu en 2025, à 5,1% du produit intérieur brut. Le gouvernement tablait sur 5,4% et envisage désormais "avec prudence" de passer "sous les 5%" de déficit public en 2026.

Depuis le début de la crise énergétique générée par la guerre au Moyen-Orient, l'exécutif n'envisage pas de baisser les taxes sur les carburants, qui représentent 50 à 55% du prix à la pompe.

Le gouvernement ne veut pas réduire la TVA sur les énergies, comme le réclame le Rassemblement national, une mesure qui serait très onéreuse, ni bloquer les prix, comme demandé par La France insoumise, ce qui pourrait engendrer une "pénurie".

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